Conception de l’intelligence et un impact sur les apprentissages

 

Un élève ayant une conception dite « fixiste » de l’intelligence aura tendance à penser que tout est joué d’avance et quoi qu’il fasse, il ne pourra pas progresser. Il aura une vision fataliste de ses apprentissages. Les conceptions fixistes de l’intelligence ( Fixed Mindset) sont des croyances sur l’intelligence. Les enfants vont implicitement se construire cette conception en fonction de leurs propres expériences d’apprentissage et de leur environnement (on mesure ici l’importance des feedbacks et des projections des adultes).  

La conception fixiste de l’intelligence renvoie à une représentation « innée » de l’intelligence : certains sont intelligents, d’autres le sont moins, ou pas, il a la bosse des maths, c’est une rêveuse… Les élèves qui auront cette conception penseront que peu importe leur travail, leur effort, le résultat sera le même et que rien de changera.  Ils auront une vision fataliste de leurs apprentissages et seront moins enclin à fournir des efforts.  Pour eux, tout est joué d’avance alors à quoi bon ?

La conception malléable de l’intelligence ( Growth Mindset) désigne l’inverse.  L’intelligence « se construit » et c’est en travaillant, en expérimentant qu’on la développe. Les élèves qui auront cette conception dynamique ont davantage tendance à penser que c’est à force de persévérance qu’ils vont s’améliorer et ainsi enclins à déployer davantage d’efforts.

Ces conceptions auront un impact sur l’attribution de leurs difficultés. 


Un enfant qui a une théorie fixiste de l’intelligence aura tendance à attribuer la cause d’un échec à son « manque » d’intelligence. Alors qu’un enfant ayant une théorie malléable de l’intelligence attribuera davantage un échec à un simple manque de travail ou de préparation.


Ces conceptions vont influencer la perception de leurs résultats : les élèves ayant une conception fixiste vont davantage accorder de l’importance à des échecs, à des informations négatives lors de leurs travaux, s’ils ont initialement échoué dans la discipline alors que ceux ayant une conception malléable ont tendance à être plus positifs et à percevoir les échecs essentiellement comme des indices de progression possible, envisager une marge de progression et chercher à comprendre leurs erreurs. De façon concrète, un jeune qui entend régulièrement « je ne me fais pas de souci pour toi, c’est toujours facile, tu sais tout, t’a toujours des bonnes notes » ou « de toutes façons, elle, les maths, c’est pas son truc, c’est une pure littéraire », sont deux représentations fixistes de l’intelligence.


Les élèves ayant une conception malléable de l’intelligence ont pour théorie que l’intelligence et les compétences se développent avec le travail contrairement à ceux qui ont une conception fixiste pour lesquels le travail et les efforts ont peu d’effet sur les performances.


Cette approche est essentielle dans un programme d’accompagnement visant à améliorer l’investissement scolaire des élèves. De même, pour les équipes enseignantes, travailler sur les conceptions et théories de l’intelligence avec les élèves peut s’avérer bénéfique pour favoriser leurs efforts et leur persévérance face à la difficulté, la conception fixiste de l’intelligence étant associée à une moindre persévérance dans le travail et parfois à un désengagement scolaire.

En psychopédagogie, l’approche métacognitive permet d’engager une action sur ces perceptions de l’intelligence chez le jeune en développant ses propres perceptions et stratégies d’apprentissage.  

 

 

 

 

FACTEURS PHYSIQUES :

  • Sensoriels (auditifs, visuels…)
  • Problème de santé
  • Sommeil
  • Douleur
  • Faim

Stratégies :

  • Dormir suffisamment et à heures régulières
  • Manger de façon équilibrée et suffisamment, éviter l’alcool et les stimulants
  • Diviser, répartir le temps d’étude, faire des pauses

 

CARACTERISTIQUES DE LA TACHE :

  • Motivation
  • Comprendre ce que je fais
  • Monotonie / rythme

Stratégies :

  • Faire les tâches les plus difficile en premier
  • Varier les activités
  • Donner du sens (bénéfices de la tâche)
  • Faire du lien avec ma vie quotidienne

 

STRESS ET PREOCCUPATIONS

  • Situation qui m’occupe l’esprit (amoureuse, financière, familiale…), mes pensées sont dirigées vers ces préoccupations

Stratégies :

  • Être assez volontaire pour mettre ces préoccupations de côté, il faut le faire volontairement
  • Noter, écrire ces préoccupations pour les sortir de mes pensées
  • Lâcher-prise (laisser passer les pensées, plaine conscience ?)
  • Déterminer un moment où je vais m’occuper de ces préoccupations
  • Rester focus sur ma tâche

 

FACTEURS EXTERNES

  • Environnement de la classe, scolaire
  • Environnement de la maison

 

Stratégies :

  • Créer une organisation personnelle de mon travail
  • Déterminer les distracteurs (bruits, notifications de téléphone, interruptions…)
  • Aménager un lieu de travail réservé, aéré, lumineux, tranquille, éclairé.

 

Une technique : POMODORO (travail sur une tâche 25 Minutes, puis 5 minutes de pause, pour 4 plages de travail, prendre 15 minutes de pause.)

 

Conclusion :

Bien se connaître est essentiel et permet d’ identifier les facteurs perturbateurs de l’attention et d’y apporter une solution adaptée. En accompagnement psychopédagogique, j’engage les élèves à engager une réflexion autour de l’attention. Ensuite, je leur transmet des stratégies supplémentaires, toujours en prenant le temps d’évaluer avec eux si elles sont efficaces ou non. Je les sensibilise à l’importance de l’organisation, de la gestion du temps et à la nécessité de faire de courtes pauses régulières.